Aliou Cissé veut des Lions «prêts à rugir» au Mondial

Written by on 8 mars 2018

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Aliou Cissé veut des Lions «prêts à rugir» au Mondial

A moins de 100 jours de la Coupe du monde +Russie 2018+ prévue du 14 juin au 15 juillet, le sélectionneur du Sénégal, Aliou Cissé, affirme vouloir, à travers une bonne préparation, disposer de joueurs très en forme et prêts à compétir.
«S’ils ont une bonne santé et s’ils continuent à être performants, on peut dire qu’il y a 18 joueurs qui sont capables d’aller à la Coupe du monde», dit Aliou Cissé, mercredi à Dakar, lors d’un point de presse.
Poursuivant, il a voulu « rester cohérent» dans ce qu’il parce qu’il peut avoir «des méformes et autres» dans l’équipe.
Cette ossature dont il parle repose en bonne partie «sur le groupe (Mané, Kouyaté, Gana, …) qui a amené le Sénégal aux Jeux olympiques de Londres 2012 », rappelle Beau Touré, entraineur du Dakar université club qui joue en Ligue 2 sénégalaise, sauf que Kara Mbodj, défenseur titulaire ayant cheminé avec Aliou Cissé depuis cette campagne olympique, risque de rater le rendez-vous mondial après son opération de décembre dernier au genou.
«Je discute tout le temps avec lui. Ça progresse et j’ai confiance en lui. C’est un guerrier. J’ai besoin de lui et j’espère qu’il reviendra à son meilleur niveau», rassure Aliou Cissé, par ailleurs ancien capitaine de la Génération 2002, qui ne désespère toujours pas au sujet du défenseur d’Anderlecht (élite belge).
Pour la double confrontation de mars, contre l’Ouzbékistan (23 mars) et la Bosnie (27 mars), il a tenu toutefois à battre le rappel des troupes, avec 30 joueurs convoqués, donnant ainsi la chance à certains qui sont restés longtemps écartés de la Sélection.
C’est le cas des défenseurs Papy Djilobodji, Armand Traoré et Pape Ndiaye Souaré. Ce dernier, réagissant sur son compte Twitter, s’est dit «enchanté» de cette convocation et a «hâte» de revêtir le maillot national.
«Nous avons de nombreux blessés sur notre côté gauche. Pape Souaré manque de temps de jeu, mais il s’est battu pour revenir dans le 18 (de son club). Cela veut dire qu’il n’est pas loin de sa meilleure forme. Armand a connu des moments difficiles, mais il fait de bonnes choses», a expliqué le coach du Sénégal.
S’agissant du cas Djilobodji, il a indique là-dessus, beaucoup de choses ont été dites, mais que le joueur remplit les critères pour être en sélection.
«On s’est compris et il sait ce que j’attends de lui», a fait remarquer Aliou Cissé.
Les gardiens de buts de la Sélection restent également «un cas inquiétant et difficile» pour le jeune entraineur. D’ailleurs, il en a «parlé avec Tony (Sylva)», l’entraineur des portiers de l’équipe A.
En dehors de Khadim Ndiaye (Horoya AC-Guinée) et Pape Seydou Ndiaye (Jaraaf-Sénégal), Abdoulaye Diallo (Rennes-France) qui a longtemps constitué le rempart à ce poste avant sa blessure et Alfred Gomis (SPAL-Italie) sont remplaçants dans leurs clubs.
Ces deux rencontres, faisant partie du plan de préparation publié le mois dernier, seront suivies d’un stage au Sénégal du 21 au 24 mai, même si les Lions n’y joueront pas de match.
La seconde phase sera effectuée à Vittel (France) et va «offrir d’autres opportunités avec des plateaux médicaux et techniques», d’après le sélectionneur, avant une confrontation en amical du Sénégal contre le Luxembourg (31 mai) et la Croatie (8 juin), et un dernier match prévu le 12 juin, dont l’adversaire reste à déterminer.
Le sélectionneur Aliou Cissé prend aussi très au sérieux ses adversaires au Mondial (Colombie, Japon et Pologne) et va envoyer pour cela des superviseurs à chaque équipe.
Malgré tout, beaucoup d’observateurs doutent des capacités de son équipe A du Sénégal rééditer l’exploit de la Génération 2002, qui s’était qualifiée en quarts de finale de la Coupe du monde Corée-Japon.
Interrogé sur ce sujet, l’ancien président de l’Olympique de Marseille (France), le Franco-sénégalais Pape Diouf, ne «compare pas» certes les deux générations, mais se limite juste à dire que «la génération 2002 avait des jeunes avec une très forte personnalité, tels que El Hadj Diouf, Fadiga, Aliou Cissé et autres. (Et) celle d’aujourd’hui est face à une page blanche, il lui revient d’écrire sa propre histoire».

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